Lu - Ve : 07h30 - 18h30,
Sa, di, jours fériés : 09h00 - 18h00
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Une colline à l’histoire médicale centenaire

Le lieu où s’implante le Centre médical des Cadolles n’est pas anodin. L’histoire médicale y est centenaire. En 1914, la Ville de Neuchâtel a déplacé son hôpital du Centre-ville au sommet de la colline des Cadolles.
Plusieurs raisons ont guidé ce choix.

L’ancien hôpital était situé dans l’Hôtel-de-Ville actuel. D’abord en bordure de ville, il s’est retrouvé coincé entre routes, tramways et bâtiments dès le début du 20e siècle.

Extrait du rapport du Conseil général de Neuchâtel du 18 décembre 1911.
« L’emplacement de l’hôpital, en pleine ville, à proximité immédiate du carrefour Hôpital-Terreaux, est particulièrement propice à la poussière, à la fumée, à l’air vicié. Qu’on se rappelle seulement les rafales de « joran », soulevant – les soirs d’été – des tourbillons de poussière sur la rue des Terreaux ! (…)
L’air de la ville, l’air de la rue, chargé de poussières, de fumée, de microbes ne vaudra jamais celui de la campagne, celui des forêts. »

Les plans du futur Hôpital des Cadolles en 1912-1913.

Nous sommes au début du 20e siècle. C’est l’époque où la population allait se « nettoyer » les poumons à l’air pur de la montagne. Dès lors, construire un hôpital à 600 mètres d’altitude fait sens : souvent, la colline des Cadolles est ensoleillée alors que juste en-dessous, le funiculaire Ecluse-Plan (qui date de la fin du 19e) est déjà dans le brouillard. Les malades vont ainsi pouvoir se régénérer le corps, grâce à des conditions d’ensoleillement optimales.

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L’Hôpital des Cadolles tel qu’il sera installé en 1914.
Devant, le bâtiment principal avec la médecine interne, la chirurgie et la polyclinique. Derrière, le bâtiment des contagieux.
L’entrée se faisait par le haut et la loge du portier.
Tout au fond, les locaux pour la morgue et la désinfection.

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L’hôpital des Cadolles vu de face.

Nonante-et-un an plus tard, en 2005, les bâtiments du site sont désaffectés et leurs activités sont transférées au Nouvel Hôpital Pourtalès, dans le quartier de la Maladière. Propriétaire du terrain, la Ville de Neuchâtel décide alors d’en faire un complexe d’habitation. La commune accorde un droit de superficie pour la construction d’appartements à loyers libres en échange d’un bâtiment qu’elle reçoit en pleine propriété, où elle pourra installer des logements à loyers modérés. Parallèlement, la Ville cède une partie du terrain, soit l’Ancienne loge, le Bâtiment sud et le Pavillon Jean-Jaquet, destinés à abriter des appartements en PPE.

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En attente de droits.

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En attente de droits.